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2.2.1. En quoi consiste la surveillance de la rage humaine ?

La rage se traduit par un neurotropisme viral strict, c’est-à-dire que le virion présente une affinité particulière pour les tissus nerveux. Après pénétration dans les neurones périphériques, le virus est transporté, en fonction de la région de l’inoculation, de la périphérie vers le système nerveux central (cerveau). L’infection entraîne, à l’issue d’une période d’incubation variable, des troubles pathologiques graves, suivis de coma et de mort. En début d’infection, le tableau clinique de la rage est, comme pour tout autre micro-organisme pathologique neurotrope, relativement non-spécifique, le sujet atteint présentant des symptômes neurologiques variables, plus ou moins prononcés selon le stade d’évolution clinique de la maladie [en savoir plus ici].

En conséquence, le diagnostic différentiel de symptômes et pathologies neurologiques compatibles avec une encéphalite aiguë survenant chez un patient (en présence ou non de morsure d’animal) devrait systématiquement donner lieu à une hypothèse de rage humaine. Les informations que le médecin peut obtenir en posant des questions spécifiques au patient ou à ses proches sont essentielles pour étayer ou écarter les suspicions de rage. Un diagnostic de rage chez l’homme reposant exclusivement sur des signes cliniques n’est jamais fiable. Dans la mesure du possible, les cas probables et suspectés de rage humaine devront être confirmés par un diagnostic biologique effectué en laboratoire.


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[en]Version 1 Last updated December 2014[fr]Première version, dernière mise à jour Juin 2015