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2.3.3 Est-il nécessaire d’inclure d’autres espèces ?

Le virus rabique pouvant infecter tous les mammifères, les espèces susceptibles d’être contaminées par des hôtes réservoirs de la rage et considérées comme vecteurs secondaires ne peuvent être exclues des activités de surveillance. Bien que de moindre importance par rapport aux espèces-réservoirs, ces espèces peuvent fournir de précieuses informations sur la dynamique de certains variants du virus de la rage. La connaissance des cas d’infection d’hôtes secondaires permet en outre aux autorités sanitaires et autres de prendre des mesures de sensibilisation auprès des populations locales, en les invitant notamment à éviter tout contact avec les espèces concernées, ainsi que de tenter de capturer l’animal suspect – si la capture de l’animal infecté peut se faire sans danger et sans risque de nouvelles expositions – afin de le placer sous surveillance et d’effectuer les examens nécessaires.

Si la contamination d’hôtes accidentel constitue presque toujours un cul-de-sac épidémiologique (les hôtes accidentel sont incapables d’entretenir le cycle épidémiologique à eux seuls), les hôtes « accidentels » du virus renforcent toutefois les risques de contamination. Par exemple, dans les régions où la rage canine a été éliminée, un chien domestique peut néanmoins être infecté par un variant du virus rabique transmis par un animal sauvage. Si ce chien n’a pas été vacciné, son propriétaire se trouvera donc, à son insu, exposé au virus. En outre, s’intéresser aux hôtes accidentel permet de déceler des transferts possibles du virus et le développement de cycles indépendants chez de nouvelles espèces.


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