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2.3.6 Pourquoi les examens effectués sur des animaux en bonne santé n’ont-ils qu’un intérêt limité ?

La présence du virus rabique ne peut être confirmée qu’à un stade avancé de la maladie, lorsque l’animal atteint présente des signes cliniques de l’infection, ou lors d’un examen post mortem. Il n’existe à ce jour aucune preuve expérimentale ou clinique d’un état de « porteur » (infection subclinique) chez les mammifères terrestres [en savoir plus ici].

L’expérience a prouvé que les chances de déceler le virus rabique chez un animal présentant un comportement normal et apparemment en bonne santé, ou lors d’examens systématiques d’animaux sauvages chassés, sont extrêmement faibles. De fait, le ratio efforts / nombre de cas détectés est nettement plus élevé chez les animaux indicateurs (jusqu’à dix fois supérieur pour les renards d’Europe, et plus encore, aux Etats-Unis, pour les ratons laveurs) [en savoir plus ici]. En outre, à supposer que le virus de la rage soit détecté chez des animaux supposés en bonne santé ou chez des animaux sauvages chassés, on ne peut exclure la possibilité que les personnes les ayant chassés ou euthanasiés aient reconnu ou soupçonné certains symptômes de la maladie.

Enfin, des « cas rares de rage animale » sont généralement observés dans les régions où la rage est fortement endémique et où la présence du virus a déjà été confirmée chez certains animaux indicateurs. Les seuls examens pratiqués sur un échantillon d’animaux ne présentant pas de symptômes de la maladie n’apportent en conséquence aucune information utile dans le cadre de la surveillance de la rage dont ils risquent au contraire de fausser les résultats.


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