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4.4.1 Quels sont les tests de laboratoire standard pour le diagnostic post mortem de la rage ?

Le seul moyen de diagnostiquer la rage de façon fiable est le recours à des tests de référence, standardisés et largement validés (voir ici et ici pour plus de précisions).

L’essai d’anticorps par fluorescence directe (FAT) reste la référence absolue depuis au moins un demi-siècle pour la détection du virus de la rage dans les tissus cérébraux (voirici). Il consiste à examiner des frottis de tissus cérébraux avec des conjugués monoclonaux ou polyclonaux de virus de la rage, qui produisent une immunofluorescence si l’échantillon est positif.

Le test immunohistochimique direct rapide (DRIT) constitue pour sa part un outil en temps réel nécessitant peu de technologie, donc économique et précieux dans les pays dépourvus d’infrastructures de laboratoire (voir ici). Il a également permis de renforcer la surveillance en Amérique du Nord, où il sert d’outil de surveillance complémentaire de la rage des animaux sauvages (par exemple des ratons-laveurs), à l’appui des campagnes de vaccination orale. Comme le FAT, le DRIT consiste à examiner des empreintes de tissus cérébraux mais, à la différence de l’immunofluorescence, il utilise la microscopie optique et des anticorps marqués à la biotine pour détecter les anticorps du virus de la rage (voir ici pour plus de précisions).

Ces tests détectent la rage avec un très faible taux de faux négatifs, or ceux-ci constituent l’un des problèmes majeurs du diagnostic de la rage.
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[en]Version 1 Last updated December 2014[fr]Première version, dernière mise à jour Juin 2015